Les conseils d’une startup aux startups : Craft.ai revient sur sa participation à DataCity à Paris


Craft.ai est une startup française qui propose l’intelligence artificielle en tant que service. En 2016, la startup a répondu à l’appel de la saison 2 de DataCity à Paris et a été sélectionnée pour développer, en partenariat avec Suez et la Mairie de Paris, un service permettant d’optimiser le service de collecte des déchets ménagers. Caroline Chopinaud, Chief Business Development Officer chez Craft.ai, revient sur l’expérience de la startup au sein du programme.

Quels sont les éléments qui vous ont décidé à proposer la candidature de Craft.ai l’année dernière ?

Nous avons pour habitude de sélectionner les “challenges” auxquels nous participons. En priorité, ceux où nous estimons qu’il peut y avoir un vrai débouché business avec les partenaires, et proposant des sujets qui nous inspirent et qui vont nous permettre de faire avancer notre technologie. DataCity remplissait parfaitement ces deux critères.

 

Quels sont, selon vous, les éléments qui vous ont permis d’être retenu ?

La motivation… et notre technologie d’automatisation cognitive unique ! Dès le premier entretien nous avions une idée assez précise de ce que nous souhaitions faire avec les partenaires du challenge et nous étions particulièrement motivés à l’idée de travailler sur le sujet. C’était pour nous une évidence que nous allions pouvoir expérimenter des choses passionnantes en suivant une approche originale d’application de Machine Learning automatisé et explicable. Je pense aussi que c’est ce qui a marqué lors des phases de sélection. Nous proposions une solution prédictive qui répondait parfaitement aux besoins des partenaires, avec une technologie innovante.

 

De quels soutiens avez-vous bénéficié au cours de la sélection ?

Nous avons particulièrement apprécié le suivi réalisé par NUMA aussi bien pendant la sélection que après, pendant l’expérimentation. NUMA était toujours disponible pour répondre à nos interrogations. La phase de sélection est vraiment bien cadrée, il est facile d’y répondre et surtout de bien cibler les attentes des partenaires. Finalement NUMA était là aussi pour nous challenger pendant les auditions, ce qui nous a permis de démontrer tout de suite ce que nous étions capables de faire.

 

Quels conseils donneriez-vous à une startup pour passer cette étape ? Les points sur lesquels se concentrer en priorité ?

Je pense que ce qui fait la différence c’est l’envie d’expérimenter, et la vision de comment on imagine répondre à ce challenge. On n’est pas là pour faire du placement de produit, on est là pour innover, pour donner une nouvelle perspective de résolution des problèmes rencontrés par les partenaires. Il faut insister sur ce que l’on veut réaliser et démontrer dans ce challenge, avec une idée assez précise de ce qu’il va se passer après la fin du challenge. Car après, il se passe encore de très belles choses.

 

Quels conseils donneriez-vous aux startups et aux entreprises pour réussir leur collaboration ?

Il faut un vrai suivi et une vraie implication de chacun pour que la collaboration réussisse. Sans le suivi périodique de NUMA et sans un référent toujours disponible chez Suez et la Ville de Paris, nous n’aurions pas pu aussi bien exécuter le challenge. Nous formions une vraie équipe suivant un objectif commun. Il faut avoir conscience que cela prend du temps. Mais honnêtement, cela vaut largement le coup.